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La Libye arrive en tête avec des projets atteignant 11 millions de tonnes par an, suivie de l’Algérie avec environ 5 millions de tonnes, puis de l’Égypte avec environ 3 millions de tonnes, selon les données du rapport en question.
Durant l’année 2025, l’Algérie a généré près de 2,43 millions de tonnes de DRI dans l’usine Tosyali à Oran, grâce à sa seconde unité de réduction directe. Une performance réalisée dès la première année d’opération de cette unité.
La première unité de réduction directe du complexe industriel a également enregistré des performances exceptionnelles en 2025, se positionnant au troisième rang mondial pour la production annuelle de DRI, selon Anadolu.
L’Algérie compte renforcer davantage sa capacité de production de fer à réduction directe. Dans ce sens, l’Agence algérienne de promotion de l’investissement a reçu, en avril dernier, une délégation du groupe «Ezz Steel», l’une des plus grandes entreprises leaders dans l’industrie du fer et de l’acier en Égypte, dans le cadre de l’examen des opportunités d’investissement en Algérie.
Au cours de la réunion, le groupe a présenté un exposé détaillé sur un projet d’investissement qu’il envisage de concrétiser en Algérie, consistant en la production de fer à réduction directe (DRI), avec l’ambition de l’étendre pour en faire un complexe industriel intégré couvrant les différentes étapes de production du fer et de l’acier.
De son côté, l’Agence a présenté à la délégation égyptienne un exposé sur le climat de l’investissement en Algérie, les procédures en vigueur ainsi que les différents avantages et incitations dont pourrait bénéficier le projet, en plus des mécanismes d’accompagnement des investisseurs et de la possibilité de mettre à disposition un foncier industriel adapté aux caractéristiques techniques du projet.
La région Mena futur pôle mondial de sidérurgie verte ?
Le rapport du Global Energy Monitor montre que la production de fer à réduction directe dépend actuellement des combustibles fossiles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
Selon le même rapport, l’intégration des sources d’énergie renouvelables et des matériaux réducteurs verts à l’avenir pourrait transformer la région en un centre majeur de la décarbonisation au niveau mondial.
La réduction directe du fer est un procédé utilisé dans l’industrie sidérurgique pour produire de l’éponge de fer en réduisant les oxydes de fer avec des gaz, tels que l’hydrogène et le monoxyde de carbone, afin de produire du fer de haute pureté avec une teneur en fer allant jusqu’à 98%. Il est ensuite utilisé dans les fours à arc électrique pour produire de l’acier.
Dans le même temps, le rapport a souligné que le potentiel de la région pourrait lui donner l’occasion de mener la transition de l’industrie mondiale vers la production de fer et d’acier verts.
Le rapport indique également que l’intégration des sources d’énergie renouvelables dans les projets de production de fer à réduction permettrait aux pays de la région Mena, notamment la Libye, l’Algérie et l’Egypte, d’approvisionner les principaux marchés, tels que l’Europe et l’Asie, avec du fer et de l’acier à faibles émissions.
La capacité de DRI en cours de développement en 2025 a atteint environ 216 millions de tonnes par an, réparties entre 168 millions de tonnes de projets annoncés et 48 millions de tonnes en construction.
Cela représente une augmentation de 13 millions de tonnes de la capacité d’exploitation au cours de l’année, ce qui signifie que seulement environ 6% de la capacité prévue est entrée en service.
Les projets en cours de développement sont également en croissance, avec environ 25 millions de tonnes de nouvelles capacités prévues chaque année.