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Pour sa première participation au Salon de l’agroalimentaire, il affirme que l’Algérie est un «pays très riche et très développé dans plusieurs produits». Ce groupe familial est dans «l'expectative de voir un peu l’évolution du marché algérien, et, par la suite, aller vers une usine quelque part sur le continent africain, et pourquoi pas en Algérie». Une usine de packaging qui pourrait «porter soit sur du multi- pack, l'agricole, soit sur l'hygiénique ou l'industriel». Une annonce intéressante qui traduit l’intérêt croissant des sociétés allemandes pour le marché national.
Le groupe, avec 17 usines dans le monde, et un chiffre d'affaires d'environ 1 milliard d'euros, c’est un leader européen, voire mondial, qui affiche ses ambitions de développer son activité en Algérie. RKW, qui exporte du film d'emballage pour Soummam et Ifri, compte «dénicher de nouvelles opportunités pouvoir mieux se développer et voir quels sont les volumes qu'on aura à mettre en Algérie». Toujours au pavillon «C», des «Mastodontes» du vieux continent comptent développer leur activité en Algérie.
Projet «Baladna» : Arrivée des équipements d’ici fin 2026
D’autres exemples en voulez-vous, des exemples en –voilà ! Mandaté pour fournir une gamme complète de solutions d’élevage et de transformation laitiers, GEA, un autre leader allemand, à travers sa présence sur le territoire national, voit venir de «bonnes perspectives». De ses responsables, on apprend que le méga- projet «Baladna» avance au «rythme souhaité». GEA Algérie a pris le projet de l'usine, de la partie traite jusqu'à la sortie de la poudre de lait. «Le projet est en cours. On est en phase de production de l'usine, des équipements. Très bientôt, d'ici fin d'année, les premiers équipements vont arriver en Algérie». Par équipements, sont, entre autres, désignés «les évaporateurs, les salles de traite, les rotatifs de salles de traite, les pasteurisateurs, les sécheurs».
Baladna est perçu par GEA comme un des «plus grands» projets dans lesquels elle est impliquée dans le monde. En dépit de la distance entre Alger et Adrar, «on arrive quand même à trouver des solutions et à avancer convenablement». Le démarrage de l'usine «sera pour très bientôt». Ce mandat de grande ampleur représente l’une des commandes individuelles les plus importantes de l’histoire de l’entreprise allemande, avec des revenus estimés entre 140 et 170 millions d’euros pour le second semestre 2025. Des perspectives prometteuses sont en vue. L’autre pays européen qui marque sa présence à Djazagro est l’Italie. Nicola Romoli, représentant du groupe Trafefile Ricciarelli, affirme avoir «trouvé beaucoup de satisfaction» pour sa 2e participation à Djazagro, accréditant les organisateurs d’une bonne note. À ses yeux, le marché algérien est «très pétillant, très constructif».
Le Salon, lui, représente «une plateforme idéale, pour nous permettre d'avoir une vision ouverte et complète du marché algérien pour notre production». Le même responsable met également en avant les bons rapports commerciaux entre Alger et Rome, et salue le professionnalisme de plusieurs producteurs de pâtes nationaux avec lesquels la société italienne collabore. L’Allemagne, l’Italie et d’autres pays européens comptent investir davantage en Algérie, qu’ils considèrent comme un partenaire fiable.
Le groupe Faderco exporte vers 6 pays en une semaine
Côté entreprises nationales, l’exemple de Faderco renseigne bien sur les atouts du «Made in Algeria». Son représentant, Benyamina Zakaria, annonce que le groupe est en train de lancer plusieurs nouveaux produits sur le marché, à travers plusieurs marques. Aussi, il s’agit du nouveau complexe industriel au niveau de la wilaya de Mostaganem, qui va permettre au groupe d'accroître sa capacité industrielle de production et son taux d’intégration, qu’il compte ramener à 60% ou plus pour différents produits. Sur l’export, Faderco, annonce M. Benyamina, vise à accroître son activité à l'export. En 2025, souligne-t-il, «on a pu exporter 23.000 tonnes de produits matières premières».
Cette semaine, «on a pu exporter vers 6 pays, à savoir la Grande-Bretagne, la France, la Tunisie, le Cap-Vert, la République dominicaine et aussi la Guadeloupe». Le groupe «a la capacité d'aller chercher des marchés à l'extérieur. Les objectifs sont aussi d'élargir sur le marché africain, mais en Amérique centrale et en Amérique du Sud qui représentent un vrai challenge pour nous». De nouveaux marchés en 2026 ? M. Benyamin en est certain. Mieux, dit-il, «notre objectif est aussi d'exporter à terme notre expertise et savoir-faire industriels».