8 décembre 2025 | il y a 3 mois

Start-up en Algérie: Focus sur les politiques publiques et les incitations fiscales

Pour soutenir les Start-up en Algérie, l’occasion est de faire un focus sur les politiques publiques et les incitations fiscales lors de l’ASC 2025 dimanche à Alger.

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Les travaux de la 4e conférence ministérielle du Sommet africain des start-up présidée, hier, par l’Algérie, en marge de la Conférence africaine des start-up (ASC 2025) qui sera clôturée demain lundi au Centre international des conférences (CIC), se sont focalisés sur les différentes politiques publiques africaines adoptées en faveur des startupers et sur les incitations fiscales au profit de ces derniers.


Soutenir les leaders et les champions d’Afrique

Une occasion aussi de tracer les grandes lignes de la 4e Déclaration d’Alger des start-up pour soutenir les leaders et les champions d’Afrique à travers le renforcement de l’écosystème grâce à une coopération africaine visant à harmoniser les politiques publiques et à promouvoir la technologie sur le continent.


Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Nourredine Ouadah, qui préside cette rencontre en présence de la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Hadaddi, ainsi que des commissaires de l’Union africaine chargés de l’éducation, de l’enseignement, de l’innovation, de l’énergie et de ministres africains, a assuré que ce sommet est le «cœur battant» de l’ASC.


«Cette rencontre est l’unique occasion pour le continent de voir, chaque année, à Alger, des ministres et des chefs de délégation de divers pays africains se rencontrer, pour débattre et décider des politiques de promotion, d’innovation, de jeunesse et des technologies sur le continent. Cette année, l’ordre du jour est axé sur deux points principaux», rapporte Ouadah.


«Il s’agira de recueillir les meilleures pratiques des politiques publiques, à leur tête celles de l’Algérie depuis 2020 à ce jour, en termes de promotion en faveur des start-up et des jeunes, et de débattre d’un document traitant des incitations fiscales au profit des startupers leur permettant d’évoluer dans un environnement plus propice et plus compétitif par rapport aux autres continents», ajoute-t-il.


Il est question aussi, signale le ministre, de débattre des financements dédiés à la recherche et développement et à l’innovation, sous forme de fonds d’investissement ou de moyens de financement africains.


Mettre à jour la feuille de route d’Alger

«Le Sommet africain des start-up a pour mission aussi de mettre à jour la feuille de route d’Alger qui est un document important et officiel de l’Union africaine depuis 2023. Cette feuille de route permet à l’ASC d’être le seul rendez-vous africain où il y a des documents officiels traitant du développement des start-up et de la manière d’harmoniser les différentes politiques publiques, tout en encourageant les pays africains à travailler main dans la main pour que la jeunesse et la technologie soient le vrai moteur du changement du modèle économique basé sur l’économie et le savoir et la technologie», conclut-il.


Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique congolais, Léon-Juste Hamba, qualifie ce sommet d’occasion pour évaluer l’innovation africaine et évoquer les fonds d’investissement pour appuyer les start-up. «Les innovateurs ont besoin d’accompagnement et ce dernier doit être également institutionnel en plus des bailleurs de fonds comme les entreprises», précise-t-il, signalant que son pays prévoit une exonération fiscale durant cinq ans pour les jeunes startupers. Sans ce sillage, il salue le lancement, par l’Algérie, du fonds de financement des startupers africains.



8 décembre 2025 | algeria-logo