4 janvier 2026 | il y a 2 mois

Recyclage et traitement des déchets dangereux: une activité attractive

Les opérateurs sont appelés à investir dans la récupération et la valorisation des déchets.

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Des opérateurs économiques s’inscrivent de plus en plus pleinement dans la démarche nationale de recyclage, de même que dans le traitement des déchets dangereux, contribuant ainsi dans l’économie circulaire et dans la préservation de l’environnement.


Des solutions innovantes dans l’économie circulaire

L’entreprise Green Sky, notamment, est spécialisée dans le traitement et la valorisation des déchets industriels. «Nous opérons avec des solutions innovantes dans l’économie circulaire, en nous spécialisant dans les déchets en plastique, le papier, le carton et le bois. Nous avons lancé, depuis deux ans, une opération de valorisation et de recyclage des déchets bois pour la fabrication de palettes utilisées dans plusieurs secteurs, agricoles et pharmaceutiques, entre autres», explique le PDG de cette société, Walid Hanifi.


Ces palettes, précise-t-il, sont destinées au marché national et étranger. «Nous venons de décrocher avec le Portugal et l’Espagne un contrat pour l’exportation de 250.000 palettes par an aux opérateurs logistiques», annonce-t-il en faisant part de l’ouverture prochainement d’une nouvelle usine pour le recyclage des bouteilles en plastique pour le compte du secteur agroalimentaire.


Déploiement de nouveaux circuits de collecte

Plusieurs circuits de collecte, détaille Hanifi, seront ouverts avec le concours de start-up et de microentreprises spécialisées dans la collecte. « Ainsi, nous contribuons à booster l’employabilité. Notre but est la valorisation de nos capacités locales et de nos ressources humaines pour faire de notre pays un leader au niveau régional. L’innovation a une grande place dans notre entreprise et nous travaillons avec des compétences à 100% locales. Par ailleurs, nous sommes en discussions pour nouer des partenariats avec des universités et accéder ainsi aux résultats de leurs recherches», rapporte-t-il, tout en relevant que du côté des entreprises, elles sont de plus en plus nombreuses à soumettre leurs déchets au processus de traitement et à se conformer aux certifications internationales où l’environnement est un point focal managérial.


Prochain lancement d’un avis d’intérêt pour les collecteurs-citoyens

L’entreprise Tonic Industrie exprime aussi de grandes ambitions en termes d’employabilité en ouvrant ses portes aux start-up et aux petits collecteurs. «Nous sommes à 100% dans la création de richesse et d’emploi. Nous allons lancer un avis d’intérêt pour les collecteurs-citoyens », indique le PDG de cette entreprise, Mohamed Ali Lekha.


Dans ce cadre, poursuit-il, « notre service juridique travaille sur l’encadrement juridique de ces collecteurs pour plus de transparence et afin de les encourager à ne plus opérer dans l’informel. À l’issue d’une réorganisation de l’entreprise, nous avons ouvert une direction dédiée à la recherche et au développement gérée par des compétences nationales», signalant que l’ensemble des produits de Tonic Industrie sont issus de déchets de toutes sortes de papiers.


Une technologie de pointe

Pour ce qui est des déchets dangereux, inaptes à la valorisation et au recyclage, le PDG de Green Sky assure contribuer à leur réduction à travers un centre d’incinération de produits chimiques, pharmaceutiques, pétrochimiques, notamment, basé à Chlef. «Nous avons ouvert une division de gestion des déchets hospitaliers en utilisant une technologie de pointe issue d’un partenariat avec un collaborateur belge. Cette technologie compte parmi les plus propres qui puissent exister, avec zéro émission et zéro impact sur l’environnement», renchérit-il. Il fera savoir dans ce sillage que l’entreprise travaille sur des solutions technologiques pour le traitement et la gestion des déchets issus du domaine pétrolier et minimiser ainsi leur impact environnemental.


Toujours dans ce registre, Abdelfetah Hamoud, PDG de l’entreprise NCC Environnement, versée dans la collecte, le transport et le traitement des déchets ménagers et industriels, confie que sa société accorde un intérêt particulier aux déchets dangereux qui ne peuvent être ni recyclés ni valorisés. «Certains déchets dangereux exigent une très haute technologie pour leur traitement qui n’est pas accessible à tous et hors de notre portée pour des raisons de coût. Nous nous occupons de ces déchets pour le compte des entreprises en faisant appel à nos partenaires étrangers qui détiennent cette technologie. On leur transfère nos déchets et ils s’occupent de leur traitement. Ce qui revient moins cher que si nous installons ces technologies à notre niveau», poursuit-il.


L’entreprise, révèle-t-il, compte ouvrir, l’année prochaine, une installation d’incinération pour le traitement, au niveau local, de certains déchets dangereux et qui sont traités habituellement à l’étranger. «Cette installation va permettre un traitement local de ces déchets tout en réduisant les coûts», conclut-il.



4 janvier 2026 | algeria-logo