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Ce Forum qui va réunir l’ensemble des administrations fiscales africaines, mais pas que, puisque de nombreux participants vont venir également de l’Asie et de l’Europe pour prendre part à ce rendez-vous qui réunira également des représentants du secteur privé.
Lutte contre la fraude et l’évasion fiscale
S’articulant autour du thème «Adoption d’approches efficaces et ciblées pour un des systèmes fiscaux équitables», ce Forum sera marqué par la présence de représentants des institutions onusiennes et d’organisations internationales qui traitent des questions fiscales. Pendant les cinq jours, durée sur laquelle s’étalera cet événement africain, les participants vont pouvoir échanger leurs expériences et leurs points de vue, ainsi que leurs connaissances sur des questions d’intérêt commun dans l’optique d’intensifier leur coopération avec un point focal renforcer l’efficacité de l’administration fiscale au niveau du continent. Il sera question pour ce réseau créé officiellement en 2009, composé aujourd’hui de plus de 44 pays, de définir l’avenir financier du continent en promouvant un programme commun axé sur la mobilisation durable des ressources nationales, la garantie d’une gouvernance fiscale efficace et la promotion d’une croissance économique inclusive.
Un dialogue constructif sera engagé à cette occasion pour trouver des solutions communes à des problématiques communes, apporter une assistance technique et donner les moyens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Les participants passeront en revue les défis auxquels font face aujourd’hui les administrations fiscales africaines et mettre le point sur les concrétisations des recommandations découlant de la précédente édition tenue à Kigali au Rwanda. Dans ce contexte mondial qui se distingue par une refonte globale de l’architecture financière, les réunion annuelle de l’ATAF se présente comme une plateforme de discussion pour renforcer l’efficience des administrations fiscales africaine à telle point de leur donner la capacité de répondre aux besoins des économies nationales et , d’une manière générale, réaliser les objectif du développement durable, remédier à la vulnérabilité de la dette et soutenir l’agenda 2063 de l’Union Africaine . Intervenant sur les ondes de la radio nationale,
Echanger les données et booster la coopération
Ghania Rabhi Mansour, directrice des relations fiscales internationales à la direction générale des impôts fait savoir que la transformation numérique et la modernisation des administrations fiscales sera l’une des thématiques importantes qui sera abordée lors de l’édition d’Alger. «Les modèles économiques ont complètement changé et les administrations fiscales doivent s’adapter pour pouvoir assurer les ressources fiscales à leur états», indique t-elle, ajoutant que la numérisation constitue la clé de voûte pour assurer la transparence et lutter contre l’informel et l’évasion fiscale. «Avec la globalisation, la numérisation est la seule solution pour retracer les transactions qui sont génératrices de revenus», insiste t-elle.
Selon Ghania Rabhi Mansour, la numérisation permettra aux pays africains d’échanger leurs données et booster leur coopération surtout en ce moment où le multilatéralisme est bel et bien ancré. «Nous devons renforcer notre entraide pour contrer les pratiques dommageables qui résultent de la concurrence fiscale mondiale qui amoindrisse les ressources des Etats», dit-elle, faisant allusion aux pays qui offrent le paradis fiscal. Et d’ajouter : «durant toute cette semaine, nous discuterons comment unir la voix de l’Afrique aux niveaux des instances internationales». Il convient de souligner que l’ATAF contribue pleinement à la mise en place des systèmes fiscaux efficaces et performants en Afrique. Selon des informations récoltées sur son site, l’ATAF a apporté un appui technique concret. Depuis 2016, son soutien total a été porté à plus de 5 milliards de dollars en évaluation fiscale et plus de milliards de dollars en recouvrement. Ceci dénote de l’importance de ce réseau et du rôle qu’il pourra jouer pour mettre en avant le leadership africain fiscale.