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C’est à partir du lieu mythique, le Palais Raïs El Bahr, que le ministre de l’Économie du savoir, des Start-ups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, lance l’opération initiée par l’Agence Nationale de Gestion du Microcrédit (ANGEM), «1.000 femmes-1.000 projets: Une femme pense. Une femme accomplit. Une femme réussit». Placé sous le slogan «She Can», cette initiative qui a connu la participation de nombreuses femmes ayant bénéficié du programme d’accompagnement de l’ANGEM, s’inscrit dans le cadre de la Stratégie algérienne pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin et le soutien à l’intégration économique et sociale des femmes.
Contribution des femmes à l’économie
Ce concours vise à transformer les idées et les compétences des femmes en microprojets générateurs de revenus grâce à un accompagnement complet combinant aide financière, formation, mise en réseau et marketing. Après la tournée qu’il a effectuée aux niveaux des stands, le ministre salue les participantes pour leur exploit comme il a souligné le rôle de l’ANGEM dans le développement de l’entreprenariat, particulièrement féminin. Ouadah fait savoir que cette initiative repose sur 2 axes essentiels.
«Le premier vise à permettre au plus grand nombre de femmes de contribuer à l’économie nationale, à améliorer leurs conditions sociales et à lancer des activités économiques rentables. Alors que le second est tout aussi important car il concerne nos traditions et nos valeurs profondément enracinées dans la société notamment en matière de participation à la chaîne de valeur de la sécurité alimentaire», indique, ajoutant que cette dernière constitue «un sujet extrêmement sensible».
Ambition d’exportation des produits artisanaux
Poursuivant son allocution prononcée à cette occasion, le ministre insiste sur l’augmentation du taux d’intégration. «Aujourd’hui, nous abordons un maillon de cette chaîne de la sécurité alimentaire et nous travaillons en collaboration avec des entreprises algériennes au développement de machines et d’équipements modernes avec un taux d’intégration très élevé. Ces équipements auront une contribution significative à l’augmentation de la production, à la facilitation du travail des artisanes, ainsi qu’à l’amélioration de la qualité des produits», ajoute-t-il.
Pour le ministre, l’objectif n’est autre que de renforcer la contribution des femmes artisanes à l’effort économique algérien. «En même temps, nous ne cachons pas notre ambition d’exporter nos produits d’autant plus que le marché mondial exprime aujourd’hui une forte demande pour ce type de produits», note-t-il. Dans le même contexte, le ministre ne manquera pas d’exprimer sa satisfaction et d’encourager vivement ce genre d’initiatives qui permet l’autonomisation économique des femmes. «Nous aspirons à une économie nouvelle, fondée sur la jeunesse, la technologie, la science et le savoir, afin de diversifier l’économie nationale et de renforcer la sécurité alimentaire qui constitue l’un des axes stratégiques majeurs du programme du président de la République», conclut-il.
Promouvoir la culturede l’entrepreneuriat féminin
Pour sa part la directrice de l’ANGEM, Souad Bendjamil, indique que ce défi permettra d’accompagner et de financer pas moins de 1.000 femmes à travers tout le territoire algérien. «Notre approche vise à promouvoir une culture de l’initiative et de l’entrepreneuriat féminin mais aussi à améliorer les revenus et créer des opportunités d’emploi pour les femmes, en particulier dans les communautés vulnérables», déclare-t-elle ajoutant que l’objectif est également de valoriser les produits et services destinés aux femmes et accroître leur présence sur le marché.
«Les femmes algériennes ont montré à travers diverses haltes d’histoire, qu’elles sont capables de participer à toute action de développements», dit-elle réaffirmant qu’il s’agit d’une véritable force de production, capable de créer de la richesse et de promouvoir l’économie. Elle explique que cette initiative concerne particulièrement des femmes possédant des compétences artisanales, des porteuses d’idées et des femmes en milieu rural. Le défi de l’ANGEM s’articule autour de 3 domaines d’activités, à savoir, le séchage des fruits et légumes, la transformation des fruits et légumes et enfin le conditionnement. Toute celle qui désire y participer et bénéficier de ce programme, il suffit de remplir le formulaire disponible sur le site de l’ANGEM.