| Découvrir l'Algérie | Qui sommes nous ? | Espace Presse | Contact |
Après un mois de sensibilisation sur l’obligation de l’affichage des prix par l’ensemble des commerçants qui n’a pas abouti aux résultats escomptés, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché décide de passer à l’action.
«Éviter la frénésie des achats à la veille du mois de jeûne»
Lors d’une réunion de coordination consacrée aux préparatifs du mois de Ramadhan, présidée mardi dernier par la première responsable de ce département, Amel Abdellatif, à laquelle la Fédération algérienne des consommateurs (FAC) a assisté, des instructions fermes ont été données au chargé de la répression de la fraude, pour appliquer des sanctions financières contre tout commerçant qui ne respecte pas la réglementation relative à l’affichage des prix, et ce, au niveau national.
«La ministre a ordonné au chargé de la répression de la fraude d’instruire les directions du commerce de toutes les wilayas afin d’appliquer les sanctions financières à l’encontre de tous les commerçants qui n’affichent pas leurs prix», rapporte le directeur exécutif de la FAC, Mohamed Toumi. L’autre point sur lequel la ministre a insisté, confie-t-il, est la prise en charge du manque de disponibilité sur le marché de l’huile de table enregistré depuis quelques jours. «Il y a un déficit en huile de table dans les wilayas du Sud surtout», rapporte-t-il. Mais la ministre a précisé que le problème ne se pose pas en termes de production, mais de distribution et il sera réglé ces jours-ci.
Par ailleurs, à l’approche du mois de Ramadhan, elle a appelé «les associations des consommateurs à sensibiliser ces derniers pour éviter la frénésie des achats à la veille du mois de jeûne», signale-t-il. Dans ce sillage, Toumi souligne que la ministre a assuré que les produits de large consommation sont disponibles.
Appel à réduire les prix des légumineuses et du riz
Évoquant la baisse des prix des légumineuses et du riz, appliquée depuis le 1er novembre par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) pour soutenir le pouvoir d’achat des Algériens, Toumi estime que c’est une bonne initiative, pour les familles nécessiteuses en particulier. «Nous déplorons juste que les produits qui font l’objet d’une baisse des prix ne soient pas de premier choix. Nous déplorons également que certains commerçants n’aient pas répercuté cette baisse des prix des produits fournis pourtant par l’OAIC. La baisse est surtout respectée au niveau des points de vente de l’Office et du groupe agro-industriel Agrodiv», constate-t-il.
Chose que confirme le président de l’Association des commerçants et des artisans (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar: «Nous avons lancé un appel à l’ensemble des commerçants pour appliquer les réductions des prix du riz et des légumineuses achetés chez l’OAIC». «Certains commerçants ont réduit les prix de ces produits de 5 à 10%, d’autres non. C’est une excellente initiative pourtant de la part de l’OAIC qui sert à la stabilisation des prix, qui en cette période de l’année, augmentent en raison de la hausse de la demande», ajoute-t-il.
La demande sur ces produits, fait-il savoir, s’est renforcée depuis la baisse de leurs prix par l’OAIC. «Nous souhaitons que l’Office augmente la part des commerçants de détail en légumineuses afin qu’ils puissent répondre à la demande et éviter ainsi toute hausse de prix», conclut-il.