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Le nombre de startups en Algérie «connaît une hausse significative, enregistrant entre 2021 et 2023, une augmentation de 228 %, ce qui confirme une tendance haussière en continu», a affirmé dans une récente apparition télévisée, Yacine Oualid, ministre de l’Economie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises. «Nous avons réalisé de grands pas dans le nombre de créations des startups en Algérie, sachant qu’il n’y a pas très longtemps, avant 2020, on ne figurait même pas dans le Startup Ranking», a-t-il souligné, ajoutant qu’ «aujourd’hui, on est classé deuxième en Afrique après le Nigeria, en plus d’autres classements où on s’est également sensiblement amélioré».
Pour le ministre de l’Economie de la connaissance, ce phénomène témoigne d’une dynamique favorable propulsée par des politiques gouvernementales visionnaires et un écosystème entrepreneurial en pleine expansion. Dans le détail, Oualid explique que plus de 7 800 startups se sont enregistrées sur la plateforme dédiée (Startup.dz), dont 2 300 bénéficiant du label « Startup » et des avantages fiscaux substantiels. Selon le ministre, les efforts du gouvernement algérien à travers sa tutelle se concrétisent par la mise en place de 104 centres de développement d’entrepreneuriat (CDE) à travers le pays. «Ces centres ont formé et accompagné 1 770 micro-entreprises durant les 12 derniers mois», a-t-il précisé.
Un soutien structuré et stratégique de l’entrepreneuriat
En parallèle, le ministre n’a pas manqué de mettre en avant également, la dernière trouvaille de sa politique de soutien aux jeunes entrepreneurs, en l’occurrence ; l’auto-entreprenariat. Il a affirmé que l’intégration des auto-entrepreneurs dans le système de sécurité sociale marque une avancée significative vers la reconnaissance et la stabilisation de ces nouvelles formes d’emploi. À ce propos, le ministre souligne que l’essor des startups et des micro-entreprises ne se limite pas à une simple statistique, mais représente un changement de paradigme pour la jeunesse algérienne. Autrefois confrontés à un choix binaire entre l’emploi salarié ou l’émigration, les jeunes disposent désormais d’une troisième voie : celle de l’auto- entrepreneuriat. «Cette nouvelle perspective permet aux jeunes talents de concrétiser leurs ambitions à travers des projets innovants et porteurs», a-t-il souligné. Dans ce même sillage, le ministre a également évoqué l’évolution de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade), anciennement l’Ansej, qui incarne un changement stratégique majeur. «En passant d’une approche quantitative à une approche qualitative, l’agence se concentre désormais sur la création de valeur économique plutôt que sur la simple distribution de fonds», a-t-il fait savoir. Cette réforme vise, selon lui, à «optimiser les processus de financement en intégrant des critères rigoureux tels que l’étude de marché, la formation des porteurs de projet et l’évaluation de la viabilité économique».
Le ministre a également révélé que des centres de développement d’entrepreneuriat ont été créés dans l’ensemble du territoire national et dans toutes les universités et prochainement, au niveau des centres de formation, «ce qui va renforcer l’accompagnement des porteurs de projet», a-t-il assuré. Selon lui, l’Agence connaît actuellement une gestion différente et qui ressemble plus à celle des établissements financiers, en matière de contrôle et de suivi et même d’étude de dossier. Avec ces réformes, l’Algérie se positionne résolument comme un acteur émergent dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation, avec ces initiatives qui visent à «transformer les startups d’aujourd’hui en leaders industriels de demain, capables de produire, d’exporter et de créer des centaines d’emplois qualifiés», selon les déclarations du ministre. Ce virage stratégique démontre la vision prospective et la volonté politique de l’Etat, jetant les bases d’une économie diversifiée et résiliente pour les générations futures. L’essor des startups et des micro-entreprises en Algérie ne représente pas seulement une opportunité économique, mais aussi un vecteur de développement social et technologique, propulsant le pays vers de nouveaux horizons de prospérité et d’innovation.