9 juin 2024 | il y a 1 an

La FAO relève les progrès de l’Algérie dans l’Aquaculture

La FAO salue les progrès algériens dans l’aquaculture, aidés par son assistance technique datant de plusieurs années.

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Dans un nouveau rapport rendu public, samedi dernier, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis en avant l’expérience algérienne dans le domaine de la production animale en milieu aquatique, tout en notant qu’une assistance technique a été fournie par ses services pour assurer sa réussite.


Une aide de 50 000 dinars par tonne de production de tilapia

« La FAO a fourni une assistance technique à l’Algérie pour mettre en œuvre de tels projets intégrés, ces dix dernières années. Dans le district d’Ouargla, plusieurs fermes piscicoles ont émergé dans le désert, offrant une capacité de production annuelle de 2 000 tonnes », souligne le rapport de la FAO. L’Organisation onusienne affirme aussi que les projets d’aquaculture intégrés à l’agriculture, communément appelée aquaculture continentale, devraient avoir, à terme, une incidence positive sur l’activité agricole à travers la production des besoins en engrais et l’amélioration des rendements. « L’intégration aquaculture-agriculture dans ces environnements arides permet de réduire considérablement les besoins en engrais et d’augmenter les rendements agricoles », explique la FAO.


En effet, les services du ministère de la pêche ont recensé plus de 100 000 bassins d’irrigation pouvant faire l’objet de développement de l’activité aquacole intégrée à l’agriculture. L’élevage dans ces bassins permet d’économiser les engrais et d’augmenter le rendement à plus de 30 %. C’est pourquoi les pouvoirs publics ont décidé, depuis janvier dernier, de soutenir cette activité considérée comme un véritable outil de diversification économique, à travers l’octroie d’une aide de 50 000 dinars par tonne de production de tilapia, le poisson le plus répandu dans l’aquaculture continentale.


200 projets aquacoles inscrits

S’agissant de l’aquaculture marine, l’Algérie affiche un potentiel de production de 120 000 tonnes par an. Cependant, malgré les efforts consentis par les autorités, la production actuelle oscille entre 6 000 et 7 000 tonnes seulement. Des projets sont néanmoins en cours pour booster cette production, avec l’objectif de la doubler d’ici 2030 pour atteindre 100 000 tonnes.


Selon le ministère de tutelle, près de 200 projets aquacoles sont inscrits, à ce jour, dont 70 sont en cours de réalisation. Ceux déjà entrés en production ont permis de faire passer la production aquacole marine de 3 000 tonnes en 2022 à 6 000 tonnes aujourd’hui.


Renforcer l’efficacité, le caractère inclusif, la résilience et la durabilité des systèmes alimentaires aquatiques

Globalement, le rapport de la FAO, intitulé « Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture » relève que la production halieutique et aquacole mondiale a atteint un niveau sans précédent, la production d’animaux aquatiques issue de l’aquaculture (continentale et marine) dépassant pour la première fois celle de la pêche de capture. Cette production, souligne le rapport « s’est établie à 223,2 millions de tonnes en 2022, soit 4,4 % de plus qu’en 2020 ».


La FAO se félicite des importants résultats obtenus jusqu’à présent, mais estime que « d’autres mesures adaptatives et porteuses de transformation sont nécessaires pour renforcer l’efficacité, le caractère inclusif, la résilience et la durabilité des systèmes alimentaires aquatiques et consolider leur rôle dans la lutte contre l’insécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la gouvernance durable ».



11 juin 2024 | algeria-logo