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Dans un discours à la fois ferme et bienveillant, porté par des messages clairs, rassurants et mobilisateurs, il a retracé les avancées de l’année écoulée, esquissé les priorités à venir et appelé à l’unité face aux défis intérieurs comme extérieurs.
À travers cette allocution, désormais inscrite dans le rituel institutionnel depuis 2023, il a réaffirmé avec conviction sa vision d’une Algérie résolue à consolider ses réformes, à renforcer sa souveraineté et à avancer résolument vers la stabilité, la modernité et le progrès au service de tous ses citoyens.
Le Président a affirmé être très heureux de cette rencontre, qui perpétue une tradition constitutionnelle. Il a d’emblée salué la dynamique qui a marqué l’activité du Parlement, permettant ainsi d’accroître l’efficacité du pouvoir législatif et de souligner son rôle en tant que l’un des piliers des institutions de l’État algérien, notamment à travers l’exercice du droit d’initiative législative pour proposer de nouvelles lois telles que la loi sur la nationalité et la loi criminalisant la colonisation.
Ce rendez-vous s’inscrit, a-t-il précisé, dans le cadre de «notre engagement à dialoguer avec la population, via ses représentants au Parlement, qui expriment de façon sincère la volonté politique à laquelle nous ne dérogerons pas et dont nous assurons une mise en œuvre rigoureuse», conformément aux engagements pris depuis qu’il a eu l’honneur de bénéficier de la confiance du peuple. Il a réaffirmé son attachement au dialogue, tel qu’il l’a déjà exposé aux partis politiques. «Dès que le Parlement aura adopté la loi sur les partis, une nouvelle phase sera entamée. Tout ce j’ai promis aux partis sera appliqué», a-t-il assuré. Le Président a souligné qu’il a déjà tenu ses engagements et qu’il reste fidèle à sa promesse de défendre les intérêts de la nation.
«Nous poursuivrons le processus des réformes»
Devant les parlementaires, il a déclaré que ni les difficultés ni les tentatives de résistance au changement, qu’elles viennent de l’intérieur ou de l’extérieur, n’entraveront cette trajectoire. «Nous poursuivrons sans relâche le processus de réformes sur tous les fronts et dans tous les secteurs concernés par la mise en œuvre des programmes de développement durable et la satisfaction des besoins fondamentaux des citoyens», a-t-il déclaré avec fermeté.
En ce qui concerne le domaine économique, il a précisé que les réformes se poursuivront, de manière encore plus efficace, en consolidant les règles de gouvernance pour le peuple et par le peuple, en luttant contre la corruption et en éradiquant tout signe de négligence ou d’indifférence dans certains dossiers.
La justice, a-t-il insisté, sera aux aguets face à toutes les manifestations de corruption et à toute défaillance professionnelle dans l’accomplissement des responsabilités. En contrepartie, tous les cadres et agents publics intègres bénéficieront d’une protection. Dans ce contexte, et pour concrétiser ses engagements envers les hommes et femmes de la justice, il a rappelé que le statut de la magistrature est désormais une réalité concrète, suite aux débats parlementaires. Revenant sur l’économie, le Président a certifié que l’Algérie est entrée, sur le plan économique, dans une phase décisive, marquée par des avancées significatives en matière d’intégration dans les circuits d’investissement, tant locaux qu’étrangers.
À l’appui de ses propos, il a cité les résultats obtenus par l’Agence nationale de promotion des investissements, qu’il considère comme un indicateur solide de la pertinence et de la justesse de la politique menée. Il a fait savoir que le nombre de projets d’investissement atteint désormais 19.000 depuis deux ans et demi, représentant un montant de 8.242 milliards de dinars, soit environ 61 milliards de dollars. Cette dynamique a également permis la création de 500.000 emplois, dont 309 projets réalisés en partenariat avec des investisseurs étrangers, pour une valeur totale de 1.300 milliards de dinars (environ 9,5 milliards de dollars).
Le chef de l’Etat a également évoqué le succès sans précédent de la Foire du commerce intra africain qu’il a présentée comme une preuve tangible de l’importance croissante accordée à l’investissement en Algérie. «Les contours du nouveau modèle économique émergent clairement, et il est confirmé par des indicateurs positifs salués par des institutions économiques africaines et internationales», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «On nous disait que nous n’entrerions jamais dans une ère nouvelle. Je dis au contraire que cette ère est déjà là.»
Il a souligné que l’économie algérienne a fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et de résilience face aux chocs externes. L’Algérie a préservé ainsi sa stabilité financière et ses équilibres macroéconomiques, comme en témoigne le recul du taux d’inflation, qui est passé à 2,8% en 2025 et devrait atteindre 2% en 2026. «Cet indicateur répond clairement à ceux qui en doutaient», a-t-il affirmé.
S’agissant du pouvoir d’achat, le président de la République a rappelé que l’Algérie l’a préservé, puisque les prix n’ont pas augmenté par rapport aux niveaux de 2018 et 2019. Il a qualifié cette performance de «miracle», compte tenu du fait que le taux d’inflation atteignait 9% à cette époque-là, alors que certains pays affichent aujourd’hui des taux à deux chiffres. «L’économie est en bonne santé, et ce mérite ne revient pas uniquement au Président. Tous les Algériens ont contribué à cet accomplissement. Celui qui refuse de reconnaître ces réalisations est ingrat et jaloux», a-t-il déclaré.
Il a cité d’autres chiffres concrets: 950 kilomètres de lignes ferroviaires et 22 kilomètres de ponts ont été réalisés en un an et demi grâce au travail des Algériens. «Lorsqu’il se mobilise, l’Algérien est capable de tout», a-t-il affirmé, ajoutant qu’en 2026, le taux de croissance du PIB devrait atteindre 4%, ce qui positionnera l’Algérie parmi les économies les plus dynamiques du continent africain.