24 juillet 2025 | il y a 8 mois

Droits de douane, capacités industrielles et pétrole russe : Les Etats-Unis et la Chine relancent les discussions

La Chine est, avec l’Inde, l’un des principaux clients du pétrole russe. Le gouvernement américain envisage, a rappelé Bessent, de mettre en place des sanctions secondaires contre les clients de la Russie.

news-detail

Une rencontre pour un troisième cycle de discussions sur les droits de douane est prévue la semaine prochaine entre les Etats-unis et la Chine, selon le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, hier. «L’accord avec la Chine prend fin le 12 août et je vais me rendre à Stockholm lundi et mardi avec mes homologues chinois et nous allons travailler à son extension», a, selon l’AFP, déclaré sur Fox Business le secrétaire au Trésor. «Je pense que le commerce avec la Chine va bien, nous allons discuter de beaucoup d’autres choses sur lesquelles nos pays peuvent travailler ensemble et j’espère voir les Chinois faire au moins un geste concernant leur surcapacité industrielle», a-t-il ajouté. Bessent avait souligné lundi, sur CNBC, que les importations chinoises de pétrole russe et iranien, tous deux sous sanctions, devraient également faire partie des sujets abordés.
La Chine est, avec l’Inde, l’un des principaux clients du pétrole russe. Le gouvernement américain envisage, a rappelé Bessent, de mettre en place des sanctions secondaires contre les clients de la Russie. «Tout pays qui achète du pétrole russe sous sanction se verra imposer 100% de droits de douane», avait-il souligné sur CNBC. Et «j’appelle les pays européens à nous suivre si nous mettons en place ces droits de douane secondaires», avait-t-il insisté par ailleurs. Les Etats-Unis et la Chine ont tenu deux cycles de négociations ces derniers mois, afin d’abaisser les tensions commerciales entre les deux pays.

Par ailleurs, la France réclame plus de fermeté à l’Union européenne (UE) dans ses négociations avec l’administration Trump qui menace de lui imposer des surtaxes douanières de 30%, a affirmé hier son ministre de l’Industrie Marc Ferracci. «La position de l’Europe doit être une position de négociation mais également une position de fermeté», a estimé Marc Ferracci, à l’issue d’un conseil qui rassemble les représentants des principales filières industrielles ainsi que des organisations syndicales et patronales. Selon le ministre, les négociations menées depuis trois mois n’ont pas permis d’aboutir à «un changement de position de l’administration américaine qui a même durci sa position. Nous devons désormais changer de méthode», a-t-il plaidé, évoquant notamment la possibilité de mesures de riposte. «Certaines filières ont fait part d’un risque mortel (...) si d’aventure des droits de douanes à 30% devaient être appliqués», a souligné le ministre. Les représentants de plusieurs secteurs sont partisans, comme le ministre, d’une «posture ferme via la voie diplomatique», mais d’autres craignent à l’inverse davantage les conséquences des contre-mesures que l’UE pourrait mettre en œuvre, que les droits de douane américains, a, selon l’AFP, indiqué à quelques journalistes un participant à ce conseil, qui souhaite rester anonyme.

24 juillet 2025 | algeria-logo