| Découvrir l'Algérie | Qui sommes nous ? | Espace Presse | Contact |
En effet, un montant global de 15 milliards de DA a été alloué et financé par la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales, a fait savoir Belkhir Rachid, sous-directeur au ministère de l’Intérieur, chargé de l’économie locale.
Précisant que ces zones d’activités sont destinées aux porteurs de projets et aux start-up pour abriter leurs microentreprises, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le même responsable a indiqué qu’à ce jour, «entre 80 et 100 zones d’activités sont réalisées et réceptionnées, tandis que les autres sont en phase d’étude».
Une fois réalisées, ces zones d’activités contribueront de manière efficace à la résolution du problème du foncier, qui persiste encore sur le terrain.
Le chargé de l’économie locale au ministère de l’Intérieur a souligné, dans une déclaration à la radio nationale « Chaîne II », qu’une réflexion est engagée au niveau du gouvernement pour mettre ces zones d’activités à la disposition de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), afin qu’elles soient octroyées aux jeunes porteurs de projets résidant dans ces localités.
Concernant l’attribution du foncier aux start-uppeurs, le même responsable a précisé que son département ministériel travaille en coordination avec le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises pour accompagner ces jeunes innovants.
«Nous entretenons une relation étroite avec tous les ministères, en particulier avec celui de l’Économie de la connaissance et des Start-up. Nous sommes engagés dans la mobilisation des assiettes foncières pour tous les porteurs de projets, selon les priorités de l’État. Une commission permanente a été installée pour trouver des solutions aux différents problèmes posés», a détaillé Belkhir Rachid, précisant qu’actuellement, le dispositif n’est pas encore finalisé.
Développer un réseau de sous-traitance autour des grands projets
En outre, des discussions sont également engagées avec le ministère de l’Économie de la connaissance pour développer la sous-traitance autour des grands projets. Cette réflexion vise à accompagner les jeunes porteurs de projets, tout en les orientant vers des investissements rentables et bénéfiques pour l’économie nationale.
En effet, à travers cette nouvelle vision, l’État souhaite instaurer un nouveau mécanisme d’accompagnement, à l’inverse du passé où des financements étaient accordés sans réelle orientation ni accompagnement.
Le représentant du ministère de l’Intérieur a assuré que son département est en train de créer un climat propice au bon développement économique, soulignant qu’avec la nouvelle loi sur la commune et la wilaya, le développement local connaîtra un nouvel essor.
En effet, l’administration va se rapprocher davantage des citoyens en simplifiant les démarches et en consolidant la transparence dans la gestion des affaires des collectivités locales.
Affirmant que l’attribution du foncier au niveau local se fait de manière transparente, Belkhir Rachid a indiqué que son département a lancé une vaste opération de mobilisation du foncier, en récupérant les terrains non exploités pour les confier à l’AAPI, qui les attribuera selon une grille d’évaluation. Il a précisé qu’un comité de wilaya d’assainissement travaille sur ce dossier, ajoutant que des contraintes ont été rencontrées lors de cette opé- ration.
Et une deuxième commission, ajoute-t-il, chargée du recensement des actifs économiques au niveau local, a abouti à la récupération de 300 lots.
«Le travail de cette commission a été soumis au ministère de l’Industrie afin de statuer définitivement sur le sort de ces terrains», affirme-t-il, en indiquant que des réunions et des commissions se tiennent quotidiennement pour trouver des solutions aux différentes entraves.
Questionné sur l’aménagement du territoire, le chargé de l’économie locale a insisté sur le fait que « le ministère de l’Intérieur est sollicité par d’autres secteurs pour régler certains problèmes, et des orientations ont été données aux walis pour accélérer la mise en œuvre des projets d’investissement ».
98% des projets de zones d’ombre réalisés
Par ailleurs, d’importants efforts ont été consentis durant ces trois dernières années en matière de développement local et de soutien à l’investissement productif. Le fameux programme « zones d’ombre » du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a porté ses fruits.
Sur un total de 30 171 projets au niveau de 12 500 zones d’ombre, 98 % d’entre eux ont été réalisés, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie de milliers de citoyens.
Dans le détail, ce programme a permis à 598 000 foyers d’accéder à l’eau potable et à 300 000 autres d’être raccordés aux réseaux d’assainissement. En matière de raccordement aux réseaux d’électricité et de gaz, 200 000 foyers ont été alimentés en gaz naturel et 100 000 autres en électricité.
Ce programme a également permis de renforcer le secteur de l’éducation nationale avec la réalisation de 104 écoles, 149 centres de soins et la modernisation de 9 000 km de routes au sein de ces zones.