16 يوليو 2021 | منذ 4 سنوات

Confédération Générale des Finances : L’équation du marché africain en débat

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Les invités de la CGF, des diplomates de pays africains (Sénégal, Nigeria, Guinée, Angola), des experts et des universitaires spécialistes du marché et économie africains, ont passé en revue nombre de questions dont les opportunités qu’offre la Zone de libre-échange africaine (Zlecaf), les capacités de production et services des entreprises algériennes à l’export (vers l’Afrique), la nécessaire adaptation de la réglementation (bancaire, changes, douanière et du commerce extérieur) aux réalités du marché africain , etc. 


Ouvrant les débats, le président de la CGF, Me Karim Mahmoudi, déplore l'absence de l'Algérie «inexistante» sur le marché africain, comparativement à d'autres pays, comme le Maroc, qui tire des avantages de 31 dessertes aériennes avec l’Afrique, 5 millions de ressortissants marocains installés dans plusieurs africains, des banques marocaines installées dans 25 pays africains, etc. Alors que le nombre d’Algériens installés en Afrique ne dépasse pas les 6.000, les Tunisiens dépasse le 1 million de ressortissants, alors que les Egyptiens sont 12 millions. 


L’Algérie n’a pas su, selon l’avocat d’affaires, «capitaliser son «passé politique» fait de soutien aux indépendances africaines. Il y a les relations internationales et il y a le commerce (...) Nous souhaitons vraiment que notre pays se place sur le marché africain et que le privé national puisse s’organiser en conséquence», déclare Karim Mahmoudi. Premier diplomate à intervenir, M. Mohamed Abdullai Mabdul, ambassadeur du Nigeria en Algérie se présente comme un fervent défenseur de l'intégration africaine”. L’Afrique, en dépit de son immense potentiel, explique-t-il, ses richesses naturelles, une main d'œuvre qualifiée et pas chère (...) n’arrive pas à développer ses échanges interafricains qui se situent toujours à des niveaux très bas, pas plus de 12 %”. Certes, miné par les conflits, la violence et l’instabilité politique, le continent africain ne représente pas moins des opportunités de commerce et d’investissement. «Mais c’est aux entreprises d’évaluer les risques inhérents à l’implantation dans le marché africain». La signature de l’accord de libre-échange interafricain (Zlecaf) constitue selon lui, un espoir d'opportunités d'affaires, d’investissement pour les entreprises africaines.


L’ambassadeur du Sénégal, M. Serine Dieye déplore l’image négative de l’Afrique véhiculée par les médias. «Diabolisée, l'Afrique est pourtant le continent le plus dynamique, dont les leviers sont entre autres, sa position stratégique et sa croissance démographique, bientôt 3 milliards d'habitants, qui le prédestine à monter dans l’échelle de valeur de l’économie mondiale. Pour mieux s’insérer dans l’économie africaine, conseille-t-il, l’Algérie doit s’orienter vers la construction des partenariats solides et durables». «Les opérateurs algériens se doivent d'aller sur le terrain, prendre des risques, construire des confiances. C’est bien d’exporter, c’est mieux s’y implanter». Aujourd'hui, fait-il remarquer, il y a nouvelle donne avec l’entrée en vigueur de la Zone africaine de libre échange (Zlecaf). 


«Pour la première fois, les Africains ont compris que pour affronter la mondialisation, ils doivent s’y mettre ensemble». Sériant les «avantages comparatifs» des économies algérienne et sénégalaise, le diplomate exhorte les autorités à mettre en place une banque d’exportation et à monter des compagnies maritimes, etc.


M. Ansoumane Camara, ambassadeur de la Guinée insiste sur l'impérieuse nécessité de saisir la «révolution technologique» en cours car des «des révolutions, les Africains ont en raté», précise-t-il. Pour développer les échanges interafricains, ajoute l’ambassadeur, «il faut agir, vite, car des discours, on en a beaucoup tenu». Dans son approche des échanges interafricains, l'Algérie doit réviser, à ses dires, son approche considérant les pays subsahariens comme de simples débouchés pour les produits algériens. «Il faudrait plutôt s’installer car nos marchés sont certes dynamiques mais déjà occupés». «L’Afrique Subsaharienne a beaucoup à offrir à l’Algérie, souligne-t-il, et ce, dans le cadre d’accords gagnant-gagnant». 


L’ambassadeur admet l’existence de «contraintes» mais qui ne sont pas insurmontables s’il y a une «volonté politique forte». «Regardez la Tunisie, par exemple : le nombre d’opérateurs tunisiens installés en Guinée est très important. Avec ce pays, nous avons aujourd’hui 3 liaisons aériennes par semaine et elles sont toutes rentables». 


M. Aziri


14 يوليو 2021 | algeria-logo